Au jardin en novembre & décembre 2018

La météo : octobre nous a donné des semaines ensoleillées et sèches, avec des températures plus hautes que les normales saisonnières. Puis la première neige, 4 à 10 cm d’épaisseur, est arrivée la nuit du 30 au 31 octobre dans le Cher, suivie de pluies bienvenues. Après cet épisode de froid, exceptionnel, les températures sont remontées et la douceur est revenue. En périodes nuageuses ou pluvieuses, le risque de gelée nocturne est écarté et plutôt à craindre en fin de mois. En novembre et décembre, la baisse des températures va se poursuivre avec la baisse de la journée solaire : 8 heures à Noël, contre plus de 16 h fin juin.

La lune : elle sera pleine le 23 novembre, puis le 22 décembre. Par rapport à la ligne d’horizon, elle est descendante jusqu’au 11, puis sera montante jusqu’au 24 et descendante à nouveau jusqu’au 8 décembre.

Le travail du sol : il faut finir de récolter les légumes qui craignent les gelées. Sinon, les protéger par un voile, un tunnel, un paillage ou des feuilles. Astuce : on creuse une rigole de 5 cm de profondeur ou + autour des légumes racines, pour que l’eau ne stagne pas ; ainsi les gelées toucheront moins les racines. Les zones du jardin libérées après récoltes, seront bêchées ou retournées à la charrue ou fraisées à la motobineuse.

Composteur : les déchets verts, les fanes de légumes, les feuilles (sauf de noyer) sont compostables. Stocker en tas les déchets les plus volumineux, en attendant de pouvoir les incorporer au composteur, par petites quantités. Quelques gros vers de terre seront mis au chaud dans le composteur et se nourriront de tous ces déchets, pour les transformer en humus. Ajouter quelques pelletées de terre ordinaire (3 ou 4 cm) tous les 10 cm de déchets.

Semis : ils sont exclus à présent, sauf sous serre ou tunnel. Mais en pleine terre, on peut planter l’ail  jusqu’à fin novembre et en situation bien exposée, on peut risquer quelques lignes de fèves ou de pois.

Repiquage : laitues, choux, poireaux peuvent encore être repiqués, en période de douceur, ou sous tunnel.

Arbustes et arbres : Les arbustes et arbres seront plantés à partir de la mi-novembre. Et en décembre, on pourra commencer, sauf s’il géle, à tailler pommiers, poiriers et tous les fruitiers qui produisent des fruits à pépins. Mario, notre chef de culture, prévoit d’initier et perfectionner les volontaires, à la taille fruitiére, dans un verger de l’association ou d’un adhérent, à Bourges. Une invitation précisera les détails de cet atelier de taille.

Récoltes : Les légumes et fruits stockés en cave ou dans un local abrité du froid, sont à surveiller fréquemment, pour éviter le développement de pourritures. On peut aussi donner des excédents, à une association caritative, au CCAS, ou mieux, aux familles en difficultés que l’on connaît. Conserver les graines des plus beaux légumes, après séchage sur un journal ou papier absorbant : les placer dans une enveloppe ou un pot en verre et les étiqueter.

Outils et manches : l’humidité et le froid les endommagent vite ; donc les ranger à l’abri avant l’hiver. On protége les manches en bois par une couche d’huile de lin et les fers, par de l’huile de vidange, pour éviter la rouille.

Autour des jardins entourés d’eau, les marais, il faut poursuivre le curage des fossés, car une vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, s’y dépose au fond, chaque année. Cette vase, très riche, peut être étalée en planches pour les prochains semis de printemps ou  stockée en tas, avant de l’incorporer dans le sol au béchage. Répartir ce travail de curage sur plusieurs jours, car il est pénible, en profitant des périodes où le niveau d’eau est le plus bas

 

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 5 novembre 2018