Au jardin en février 2019

La météo : les pluies de janvier n’ont pas été suffisantes pour recharger les nappes phréatiques, mises à mal par la très longue sècheresse de 2018. Les gelées relevées, de –1° à –5° sous abri, ces derniers jours sont de saison. Une hausse des températures, jusqu’à +15° à la mi-février est annoncée. La journée solaire a gagné 1 heure, fin  janvier. Mais le froid et les gelées nocturnes sont à craindre encore jusqu’à fin avril.

Les outils à moteur : faire l’entretien ou le confier aux professionnels.

Les outils à main : passer de l’huile de lin sur les bois pour les nourrir et les protéger. Aiguiser les tranchants des fers. Huiler les fers pour les protéger de la rouille : l’huile de vidange convient tout à fait.

Le calendrier des travaux : faire le bilan des récoltes de 2018  et dessiner un plan des travaux, des semis et des plantations pour 2019, en positionnant des légumes différents de 2018, à chaque place, selon les complémentarités et les rotations bénéfiques. Emprunter livres et revues de base, gratuitement, à la bibliothèque des jardiniers solidaires, ouverte les mercredis 6 et 22 février, de 18 à 19h.

La lune : elle sera pleine le 19 février. Elle est montante du 2 au 15, puis sera descendante jusqu’au 28.

Le travail du sol : les terres sont à nettoyer, à fraiser ou à bêcher, par temps favorable.

Les arbres : hors période de gelées, il faut terminer la taille des fruitiers. Le bois de taille sera mis à sécher  puis broyé, pour obtenir du BRF (bois raméal fragmenté). Après brossage des mousses, on peut traiter les troncs des fruitiers contre les parasites en les badigeonnant, par temps sec, d’un mélange à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise (admise en culture bio). On pourra encore mettre en place les jeunes arbres et arbustes, ou les déplacer. Rabattre les framboisiers à 30 cm.

Sous tunnel plastique ou serre, on pourra semer les premières carottes, laitues et choux de printemps. En pleine terre, planter ail, échalote, oignon et semer petits pois et fèves, résistants au froid.

En février, redonnons le pouvoir au bon sens et aux propositions efficaces : des lacs ou bassins de rétention d’eau seront créés en amont des rivières et serviront de réserves d’eau pour les agriculteurs, en été. Cela leur permettra de faire face à 4 mois de sécheresse, comme en 2018. Des terres latérales aux cours d’eau seront aménagées pour servir à recueillir les crues et les sédiments : leurs propriétaires seront rémunérés ou indemnisés. Chaque année, ce seront de nouvelles terres qui seront réservées à cette solidarité bénéfique et indemnisées. Les cours d’eau, canaux et fossés seront entretenus, curés et renforcés chaque année, pour favoriser l’écoulement des crues et la préservation des terres adjacentes. Les côtes des rivières Yèvre, Voiselle, Langis seront réhaussées pour permettre aux marais du haut à Bourges, d’absorber plus d’eau, afin que les marais du bas arrêtent de servir systématiquement de lac d’écrêtement des crues. Les ouvrages défectueux sur les cours d’eau seront réparés rapidement, en amont comme en aval. La lutte contre les friches se fera sur le terrain et non plus en commissions ou clubs Théodule. Enfin l’homme, jardinier, sera prioritaire sur les poissons et sur les sédiments, dans la gestion des cours d’eau. Et il sera heureux de faire visiter son jardin ou marais dès les beaux jours arrivés.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 3 février 2019