Au jardin en février 2018

La météo : les signes d’un printemps anormalement précoce sont là : bourgeons démarrés, feuilles de
sureau ouvertes, roses magnifiques, fleurs de noisetiers, dès la mi-janvier ! Cela signifie que nous avons au
moins 4 semaines d’avance sur la normale. Mais attention, le retour du froid est inévitable et annoncé, dès
la 1ère quinzaine de février. Gelées nocturnes et forte baisse des températures pourraient durer plusieurs
semaines. Météo France a enregistré en 2017, le nouveau record de températures moyennes. Janvier 2018, en
hausse de plus de 3° par rapport aux normales, classe ce mois comme le plus chaud enregistré depuis 1900.
L’urgence n’est donc plus 2030, mais aujourd’hui, pour préserver notre planète. A nous, jardiniers solidaires,
de donner l’exemple en utilisant dans nos jardins, les techniques qui protègent vraiment la nature et qui,
souvent, sont gratuites. Refusons de brûler nos branchages et déchets. A nous de les broyer ou composter.

Les outils à moteur : faire l’entretien ou le confier aux professionnels. Les outils à main : passer
une huile de lin sur le bois des manches pour les nourrir et les protéger. Aiguiser les tranchants des fers.
Huiler les fers pour les protéger de la rouille : l’huile de vidange convient tout à fait.

Le calendrier des travaux : reprenons notre cahier de bord, pour faire le bilan de 2017 en récoltes
réussies et dessiner un plan des travaux, des semis et des plantations pour 2018, en positionnant des
légumes différents de 2017, à chaque place : imaginons les complémentarités et les rotations bénéfiques.

La lune : était pleine le 31 janvier. Le changement de conditions météo associé est flagrant. La lune est
descendante jusqu’au 11 février, puis sera montante jusqu’au 24, puis descendante à nouveau.

Le travail du sol : les terres sont gorgées d’eau ou inondées grâce aux pluies copieuses et continues de
janvier et au laisser-faire de beaucoup trop d’acteurs et de décideurs. Attendre qu’elle soit asséchée pour
terminer de retourner la terre, à la bèche, à la grelinette ou à la charrue. Repos du jardinier, en attendant !

Les arbres : hors période de gelées, il faut terminer la taille des fruitiers. Le bois de taille sera mis à sécher
quelques semaines, puis broyé, pour obtenir du BRF (bois raméal fragmenté). Après brossage des mousses,
on peut traiter les troncs des fruitiers contre les parasites en les badigeonnant, par temps sec, d’un mélange
à base de chaux, d’argile, de bouse de vache et de bouillie bordelaise (admise en culture bio). On pourra
encore mettre en place les jeunes arbres et arbustes, ou les déplacer. Rabattre les framboisiers à 30 cm.

Sous tunnel plastique ou serre, on pourra semer les premières carottes, laitues et choux de
printemps et en pleine terre, planter ail, échalote, oignon et semer petits pois et fèves, résistants au froid.

En février, donnons-nous le droit de rêver. Des lacs ou bassins de rétention d’eau seront créés
en amont et serviront de réserves d’eau pour les agriculteurs, en été. Des terres latérales aux cours d’eau
seront aménagées pour servir à recueillir les crues et à les éponger : leurs propriétaires seront rémunérés ou
indemnisés. Chaque année, ce seront de nouvelles terres qui seront réservées à cette solidarité bénéfique et
indemnisée. Les cours d’eau, canaux et fossés seront entretenus, curés et renforcés chaque année, pour
favoriser l’écoulement des crues et la préservation des terres adjacentes. Les côtes des rivières Yèvre,
Voiselle, Landys seront revues pour permettre aux marais du haut à Bourges, d’absorber plus d’eau. Les
marais du bas arrêteront de servir systématiquement de lac d’écrêtement des crues. La lutte contre les
friches se fera sur le terrain et non plus en commissions ou clubs Théodule.

Michel Besse, pour les jardiniers solidaires, le 1er février 2018

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